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Ancienne
église abbatiale, devenue église paroissiale...
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A
la fin du 6e siècle, Grégoire de Tours trouve, en ce lieu,
les hommes de Dieu rassemblés : ils venaient d’Auvergne et
étaient des dévots de saint Julien. Avec eux, il fonde l’un
des premiers monastères bénédictins des Gaules. Il leur confie
des reliques de saint Julien, cet officier martyrisé pour
sa foi à Brioude, en 306.
Aujourd’hui Saint-Julien évoque à la fois une église qui est
une œuvre d’art, un ancien monastère bénédictin, tout un quartier
et une longue histoire mêlée à celle de Tours.
Commencée vers 966, la tour carrée était destinée à offrir
un narthex à l’église du monastère, ainsi qu'un clocher.  |
L'église
romane, couverte d'une voûte de pierre, avait les dimensions
de l'église actuelle. Vers 1224, en pleine nuit, la
voûte s’écroula sous un ouragan. Il fallut attendre
vingt ans avant de pouvoir reconstruire. L’argent manquait
et des prieurés angevins vinrent en aide. Dans une première
campagne de travaux, entre 1243 et 1259, on bâtit toute l’église,
sauf le chevet. Le chevet plat date de 1300, ainsi que la
dernière travée du chœur.  |
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Lors
de la Révolution, l’abbatiale est vendue en 1790. L’église
devient un relais pour les diligences : elle est saccagée,
puis abandonnée.
En
1843, elle est de nouveau mise en vente et, en 1846, les
efforts conjugués de l’Etat, de la municipalité et de l’archevêché
permettent sa restauration, avec l’appui de Prosper Mérimée.
L’architecte Guérin dirige la restauration. En 1859, l’église
est rendue au culte et devient église paroissiale.
Sa
restauration a parfaitement respecté l’édifice du 13e siècle;
c’est un excellent exemple du gothique primitif, contrastant
avec le style roman du narthex et de la tour.

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Dans
la cour attenante, on peut voir la splendide salle capitulaire,
de la fin du 12e siècle. Des rois de France - Louis XI en
particulier - et saint François de Paule y passèrent. Elle
reçut, au cours des siècles, des assemblées nationales importantes.
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